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Entretien de navire, construction de port et raffinerie…

Le Bénin à l’instar des grandes nations compte désormais sur son territoire une expertise avérée dans le secteur maritime. Après des décennies de vide criard dans ce secteur, un géant du domaine investit l’arène. De la compétence qualifiée en soudure sous-marine, construction de port, de raffinerie bref, le savoir-faire en mer est désormais disponible au Bénin. Dans cette interview, le Numéro Un de ce grand groupe d’expertise nommé INNOVA GROUP Candide Houéssou parle de son parcours en Afrique et en Europe. Il a également exploré l’idée de création d’une école d’expertise maritime au Bénin.

En Italie, le port de Genova (le dernier que j’ai fait avant de quitter), il y a une vingtaine de sociétés de plongé. Ici au Bénin, il n’y a qu’une seule société de plongée. J’ai vu qu’il y a un vide et que mon arrivée peut être un élément déclencheur pour le Bénin et pour l’Afrique. Retrouvez l’intégralité de l’interview ici www.reporterbenin.com

Parlez-nous un peu de votre parcours

‘’J’apporte de la qualité au Bénin’’

Le domaine maritime était pour moi une passion. J’ai ensuite choisi de m’y consacrer en me formant. C’est ainsi que je suis allé en France pour me former. Par la suite je suis revenu au pays puis ensuite au Cameroun et au Togo où j’ai travaillé pour le compte d’une société ivoirienne. Après, je suis allé en Italie pour approfondir mes connaissances dans le domaine de la soudure. Une fois sur place je me suis spécialisé en soudure des pipelines. Pour ces genres d’activités il faut être un soudeur spécialiste en radiographie et c’est ce que j’ai fait. J’ai par la suite travaillé dans une société de construction de raffinerie. Ce parcours m’a permis de m’organiser économiquement pour me former encore de façon plus approfondie dans le domaine maritime à l’Institut italienne de Soudure. Au terme de cette formation, j’ai obtenu plusieurs qualifications dans le domaine. Je suis précisément soudeur sous-marin, scaphandrier, soudeur en construction de port et réparation de navire, soudeur spécialisé en construction de plateforme pétrolière. Parallèlement je suis spécialisé en photo vidéo sous-marine et je fais également les activités de nettoyage sous-marin, de nettoyage des quais etc…

Combien de temps avez-vous passé dans le domaine de la soudure ?

Cette activité de soudure, je l’ai fait pendant 8 ans dans le domaine portuaire en Italie. J’ai également fait de l’inspection sous-marine, de la recherche et le renflouement.

En quoi consistaient ces opérations de recherche et de renflouement?

En fait, quand il y a une structure qui perd quelque chose en mer, on va le récupérer mais c’est tout un processus. Nous y allons avec des boussoles. Cela peut prendre des fois une semaine et même deux surtout quand l’objet est enfoui dans le sable. Dans ce cas, nous faisons recours au système de renflouement. Ceci consiste à aspirer le sable et à l’aide d’un instrument de parachutage et de gonflage, nous arrivons à projeter l’objet et le ramener en surface.

Combien d’années déjà dans ce domaine ?

Cela fait vingt ans que j’exerce dans ce secteur. Le secteur maritime est un secteur assez vaste. Je me dis même qu’on n’a même pas fini d’explorer toutes les possibilités qu’offre ce secteur. Il est très vaste.

Pourquoi revenir aujourd’hui au Bénin, chez vous ?

Après vingt années d’expériences en Europe, j’avais vraiment eu envie de revenir chez moi. Aussi, j’ai constaté qu’il y a un grand vide dans ce domaine au pays et que je peux très bien apporter mon expérience et former les jeunes béninois et africains. Ce sont les deux raisons majeures qui ont motivé mon installation. Mais je suis aussi là pour apporter la qualité au service des structures sur place, spécialisées dans le domaine. Le domaine maritime n’est pas ouvert aux africains. Vous allez en Europe, il y a des centaines de structures qui interviennent dans ce secteur. En Italie, le port de Genova (le dernier que j’ai fait avant de quitter), il y a une vingtaine de sociétés de plongé. Ici au Bénin, il n’y a qu’une seule société de plongée. J’ai vu qu’il y a un vide et que mon arrivée peut être un élément déclencheur pour le Bénin et pour l’Afrique.

Il y a sans doute une main d’œuvre sur place. Ou bien sur ce point aussi c’est un vide ?

Oui il y a des jeunes qui savent plonger. On en trouve à Placodji. Maintenant, il faut leur enseigner les techniques et les systèmes de sécurité.

Si vous vous décidez à former des jeunes, par quoi allez-vous commencer ?

Le domaine maritime commence toujours par la plongée loisir. Il faut amener l’homme à s’habituer au monde aquatique. Il faut qu’il se sente bien dans l’eau et manifeste une envie d’y rester. C’est d’abord le premier volet du travail. Je dirai même que c’est le premier pas. Il est à noter que tout le monde ne peut pas exercer dans le secteur maritime. Il y a par exemple certains qui saignent du nez quand ils plongent. D’autres saignent des oreilles. D’autres perdent carrément connaissance. En fait quand vous êtes sous l’eau votre corps subit une certaine pression et le rythme de circulation de votre sang ralentit. Cette situation provoque des réactions chez bien de personnes. En Europe, ces formes d’allergie se traitent facilement. Ceci n’est pas le cas en Afrique. Donc, une fois que l’étape qui consiste à habituer la personne avec le milieu aquatique est réussie, la suite, c’est la personne qui décide. Donc, il faudra commencer la formation par la plongé loisir car les débutants ne peuvent pas tout de suite faire de la plongée professionnelle. Pour cela, il faudra organiser des sorties d’1 mètre, ensuite de 3 mètres de profondeur pour les apprenants. A ce niveau on les habitue comme je l’ai dit au monde aquatique mais aussi on leur apprend à utiliser le matériel, à s’équiper tout seul : Je prends mon gilet, je m’attache ma bouteille tout seul etc. Tout ceci peut se faire en piscine. Moi-même j’ai commencé par la piscine parce qu’il y a des problématiques techniques en mer. L’important dans le monde sous-marin, c’est la sécurité. Il faut savoir les dangers qu’on encourt. Par exemple le masque qu’on utilise, il est conçu pour être toujours sec même sous l’eau. Mais il arrive que l’eau s’infiltre dans le masque. Comment est-ce qu’on fait pour la sortir ? Il faut le savoir. Pareil quand on perd sa bouteille ou quand on perd son manomètre ou quand on est en insuffisance d’air. Ce sont des exercices qu’on apprend à partir de la piscine avant la mer parce que la mer n’est pas facile. C’est vaste.

Est-ce que le secteur peut absorber plusieurs jeunes ?

Le secteur maritime, comme j’ai l’habitude de le dire est un secteur pour lequel il faut d’abord avoir de la passion. Tout le monde ne peut pas le faire. A votre question je répondrai Oui. C’est un secteur assez vaste qui compte beaucoup de sous-secteurs avec des activités et des professions variées. Maintenant, il faut d’abord le vouloir.

En combien de temps on peut se faire former dans le domaine maritime ?

Normalement en un an, si l’apprenant travaille bien, il peut être un bon sous-marin diplômé de niveau international. Maintenant il y a des spécificités dans le domaine maritime. Par exemple, pour être soudeur sous-marin, il faut d’abord être soudeur professionnel avant d’apprendre à souder en mer. C’est la même chose pour les autres métiers liés à la mer. Dans le domaine du journalisme par exemple il y a des reporters sous-marins. Avant d’être reporter sous-marin, il faut d’abord être Journaliste Reporter Professionnel. C’est de cela qu’il s’agit.

Si vous démarrer la formation, quelle qualification pouvez-vous donner aux formés

J’ai fait des accords avec de grandes écoles en Italie. Les apprenants peuvent même en suivant des formations ici avoir des diplômes certifiés par ces universités. En d’autres termes, ils peuvent avoir les mêmes diplômes que j’aie eus.

Vous démarrez quand ?

Pour l’instant, je me concentre sur quelques priorités de l’heure. Dès que je finirai, je vais me concentrer sérieusement sur ce volet. Car pour la formation, il faut passer l’information et avoir du monde. Ceci permettra d’aller (avec les apprenants) en mer avec le zodiac avec les équipements qu’il faut. Aussi, la formation s’impose car il faut bien des gens qualifiés avec qui travailler aussi. Tout se fera avec la méthode.

Au Bénin il n’y a pas d’école dans le domaine. Comment les acteurs du secteur se débrouillent ?

‘’Il faut Professionnaliser le secteur’’

Il y a une structure qui travaille avec des jeunes de Placodji. C’est généralement de la sous-traitance. La prestation est physique. Avec les équipements modernes que j’ai amenés (sur fonds propre) et avec le savoir-faire que j’apporte, je pense qu’on va professionnaliser le secteur. Pour l’instant on n’est pas dans les grands travaux en mer. On est juste dans l’entretien des navires, des quais etc. Il faut que le gouvernement fasse de son mieux pour porter un coup de main afin de développer le secteur.

Avez-vous mené des actions à l’endroit du gouvernement ?

J’ai pris certains contacts. Je ne sens pas pour l’instant assez de motivations. J’espère bien que cela va changer. Je découvre avec les contacts que je prends que la majeure partie des personnes sont intéressées mais au niveau de l’administration ceux qui peuvent faciliter dans ce domaine hésitent. Je reste très optimiste de toute façon.

Parlez-nous un peu de votre structure Innova Group

Innova Group Sarl est fondé par un groupe de techniciens, Experts en travaux sous-marin et constructions industrielles. En association avec des partenaires ce groupe a créé une synergie hautement gagnante dédié à réaliser un développement concret des potentialités au Bénin et en Afrique. Innova Group met à la disposition de ces clients, des connaissances techniques obtenues dans des contextes internationaux et Know-how dans les domaines maritime, industriel et énergétique. Le groupe est dirigé par moi et nous vous assurons d’offrir au client un large éventail de services avec les meilleurs technologies de haute qualité dans les secteurs suivants.Travaux maritimes et portuaires, inspections sous-marine audiovisuelles, photo et vidéo, recherche et renflouement, service photographique sous-marin, construction et entretien portuaire, travaux de bollard et d’échelle pilote, construction et pose de conduites sous-marin, auscultation des lignes de production, expertise de plateforme, assistance et contrôle Rig de forage en eau profonde, intervention sur jacket et plateforme pétrolière, soudure et découpage sous-marin, pose d’Anode, défense côtière du littoral, dragage, nettoyage de coque de navire avec du brush kart. Nous sommes également dans l’assistance aux navires et transports de personnel Offshore, le crew change-changement d’équipage, la soudure industrielle et les travaux de nettoyage, de sablage et de peinture.

Source: www.reporterbenin.com

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